Tienerdisco. Quand les enfants font comme les grands.

5 Juin

La polémique est née il y a bien longtemps en France et dans d’autres pays du monde. Un problème de société qui s’est posé notamment avec la démocratisation d’Internet, et l’accès de plus en plus facile à toutes les informations dès le plus jeune âge. L’âge où justement, l’innocence devrait être préservée.

Le constat est alarmant : les enfants, et notamment les petites filles, s’habillent et se comportent de plus en plus comme des adolescentes et des jeunes femmes, portent des strings et parlent de sexe dès 12 ans.

Aux Pays-Bas, il existe même des Tienerdisco, autrement dit, des discothèques pour enfants entre 11 et 16 ans. Pas d’alcool, et depuis quelques mois, plus de « frottements » sur le dancefloor. Vous avez bien lu. En novembre 2011, suite à plusieurs plaintes de jeunes filles qui accusaient certains garçons de se frotter à elles pendant qu’elles dansaient, certains propriétaires de discothèques ont décidé d’interdire cette pratique ! Dehors donc, les jeunes hommes trop influencés par les clips musicaux et qui veulent faire « comme les grands ».
Pour corroborer cette tendance, les propriétaires de discothèques constatent que les distributeurs de préservatifs présents dans l’établissement sont très souvent vides… vidés par les garçons s’en servent pour se frotter contre les filles.

C’est à ce stade que les Pays-Bas ont décidé que les choses allaient trop loin. A ce stade seulement et pas avant…

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On m’a volé mon vélo !

2 Mai

Voilà, il a bien fallu que ça arrive…. On m’a volé mon vélo. Inutile de vous dire que ça fait tout drôle ! Descendre de chez soi un matin et se rendre compte que son vélo n’est plus là où on l’a laissé la veille, ce n’est pas le meilleur moyen de commencer la journée !

Heureusement, j’avais un autre vélo, évidemment plus vieux et moins bien, et sur le coup, je me suis dis qu’ils auraient pu prendre celui là ! Un vélo tout refait à neuf, qui avait 25 ans… C’est comme si on m’avait volé mon portable. Oui parce qu’on s’attache à son vélo à Amsterdam.

Point positif : Me voilà maintenant totalement intégrée. Qui habite à Amsterdam se fait voler au moins une fois son vélo. DONE

Point pas trop négatif : Ce n’est qu’un vélo. Il y a des choses plus graves.

Point négatif : AHhhhhhhhh ç’est quand même pas cool! Un vélo tout beau tout neuf !

Moralité (et ça peut servir à tout ceux qui sont amenés à vivre à Amsterdam) :
1° TOUJOURS attacher son vélo à quelque chose : poteau, barre en fer (sauf au vélo de quelqu’un d’autre. Ca m’est arrivée, et ce n’est pas très agréable). Ca permet d’éviter au voleur de l’embarquer.

2° Acheter un bon cadenas. Un cadenas en métal, pas en plastique. C’est plus cher, mais c’est toujours moins cher qu’un nouveau vélo.

3° Ne pas avoir de vélo trop beau, à moins que l’on ait un garage pour le ranger. D’abord, c’est moins prisé, et ensuite, ça fait moins mal quand on nous le vole.

Bref, on m’a volé mon vélo.

J’aime mon pays

10 Avr

Les néerlandais aiment leur pays. C’est un constat qui m’a frappé, sans m’étonner, lorsque je suis arrivée aux Pays-Bas. Pas d’insulte envers la police, pas d’insultes envers leur pays, cela paraît naturel pour beaucoup, mais quand on vient de France, on sait que ce n’est pas partout pareil…
Mieux encore, les néerlandais ont même crée un jeu, très populaire ici, « Ik hou van Holland », littéralement, « J’aime la Hollande ». Le message ne pourrait pas être plus clair.
Tous les samedis soirs, les people néerlandais sont interrogés sur leurs connaissances de leur pays. Et depuis 2008, le concept cartonne sur RTL4, l’un des chaînes principale du pays.

Si je vous en parle, c’est aussi parce que j’ai appris ce matin que la France avait pour projet d’adapter ce programme sur TF1. Après « The Voice », on peut dire que décidément, ces français savent où trouver l’inspiration 😉
Le programme s’appellerait « J’aime mon pays », ce qui, il faut bien le dire, contraste avec la réalité du pays et pourrait même s’attirer les foudres de quelque public… Mais je dois dire que l’initiative est assez bonne, en tout cas elle part d’un bon sentiment et pourrait remettre les pendules à l’heure à quelques uns concernant l’histoire, ou devrais-je dire, l’identité de la France. En tout cas, un petit rappel ne me ferait pas de mal !

Affaire à suivre donc.

Déménager à la mode néerlandaise…

5 Avr

Déménager, c’est déjà fatiguant. À Amsterdam, c’est carrément crevant !
Laissez-moi vous faire un dessin…
La particularité de la ville, et ce qui fait son charme, ce sont bien sûr ces petits immeubles-maisons souvent bancals au bord des canaux. Je les ai aimé moi aussi…
Je les aime toujours, mais un peu moins depuis qu’il a fallu déménager. Parce qu’il faut savoir qu’à l’intérieur, mieux vaut ne pas être claustrophobe vu la raideur de la pente et l’étroitesse du couloir. Bon au moins, ça fait les cuisses.
Dans notre précédent appartement qui n’échappait pas à la règle, tout était déjà dedans, le lit, la table, l’armoire, bref, tous les gros meubles. Nous n’avons donc pas eu besoin de nous préoccuper de la manière dont ils étaient arriver là, quoique je me suis bien posée la question une fois partie. Bref.
Nous avons trouvé un super appartement, grâce à beaucoup de recherches et une sacré chance.

Astuce : Cherchez sur des sites de confiance, comme pararius.com xpatrentals.com, et sautez sur les occasions. À Amsterdam, vous n’avez pas le temps de prendre le temps ni d’hésiter. Alors bombardez de mails sur tous les sites où vous voyez l’appartement et croisez les doigts !

Le problème :

Ravie, nous nous débrouillons à peu près pour faire rentrer tous les meubles par les escaliers, la plupart en pièce détachés, le canapé avec un peu de dextérité.
Mais ça, c’était avant que nous ne décidions d’acheter une table…
Bien sûr, dans notre excitation, nous choisissons la table que nous voulions sur internet, une table en bois, massive, avec des pieds aussi gros qu’un réfrigérateur. Vous me direz, c’est très beau. Oui, c’est beau. Quand c’est dans l’appartement.
Fière de ma trouvaille, je prends mon petit mètre, prends les mesures du couloir pour vérifier que la table peut passer, sauf que j’oublie de prendre l’encadrement de la porte. Voilà, vous avez compris.

La table nous a été livrée, sauf qu’elle n’a pas pu monter. Pour quelques centimètres, elle n’est pas passée.
Je vous passe l’épisode de désespoir assise sur ma table sur le trottoir…

La solution :

Il n’y a donc pas eu 36 000 possibilités. Il fallait monter la table avec une poulie.
Oui, parce que depuis toutes ces décennies, les hollandais ont quand même penser à tout ! Les crochets que vous voyez sous les toits des maisons, et bien ils servent à faire monter les meubles qui ne passent pas dans l’escalier.
Mais on n’avait pas de poulie nous !
Je regarde un peu sur internet, et là, miracle je trouve un site internet qui loue la poulie avec la corde. 8€ par jour, c’est correct. SITE INTERNET

Nous voilà donc à attacher la table, et à la monter à la force de nos petits bras jusque dans l’appartement. Et miracle ! La table est DANS l’appartement !

Je peux vous dire que je n’ai jamais été aussi contente de manger le soir sur une table…

Je dirais que nous sommes maintenant complètement intégrés!

Et finalement, c’est très pratique ce système…pas bête la bête!

I am back !

4 Avr

Après de longues semaines d’absence, me revoilà ! Toutes mes excuses, il se trouve que beaucoup de choses ont changé depuis la dernière fois !

Tout d’abord, nous avons perdu notre connexion internet dans notre appartement. Pas très pratique pour tenir un blog…

Ensuite, j’ai trouvé un job à plein temps, qui me prends fatalement beaucoup de temps.

Mais la raison pour laquelle je suis de retour, c’est que nous avons un nouvel appartement, avec une connexion Internet, et même la télé ! Je suis rentrée dans le XXIème siècle !

Donc cette fois, c’est reparti, j’ai plein de choses à raconter, soyez prêt à lire des romans !

À très vite !

Marie

FlevOnice: Ca patine en pleine nature!

1 Fév

En bonne néo-néerlandaise que je tente de devenir, je me suis mis au sport national de l’hiver, le patin à glace. Grâce à mes bases en rollers, j’ai pu heureusement éviter la phase « ridicule » qui se produit lors de ses premiers pas sur la glace, lorsqu’on s’accroche désespérément à la barrière et que le haut de notre corps semble s’être complètement désolidarisée du bas qui tente du même coup de s’échapper…
Quand je dis que j’ai éviter cette phase…il me restais quand même le petit bonus, les patins. Loués bien sûr, ils sont le plus souvent bleus avec des fermetures en plastiques qui donnent l’air d’être des jouets pour enfants…Mais heureusement, j’ai maintenant mes propres patins, de vrais petits bijoux qui ont un petit bonus: la fourrure à l’intérieur, si si!!

Bref, aux Pays-Bas comme en France, cette semaine a été marquée par le grand retour du froid. Même pas peur, c’est le moment de goûter la glace! Et pas n’importe où. A FlevOnice, la seule piste de glace en pleine nature des Pays-Bas!
C’est beaucoup plus agréable que de faire des tours en indoor! 5 km de piste sur le polder de Biddinghuizen, à une heure de route d’Amsterdam et une buvette au milieu pour une pause chocolat chaud bien méritée.
L’avantage de ce complexe, c’est que tout le monde y trouve son compte. Les petits y apprennent à patiner, les jeunes et les moins jeunes peuvent profiter sans se presser, et les grands sportifs s’y entrainent.

Address: Strandgaperweg 20, 8256 PZ Biddinghuizen,
www.flevonice.nl

Made in Amsterdam: Une nouvelle forme de Street Art

27 Jan

Le résultat est assez impressionnant…du Plexiglass flexible, un rouleau de gros scotch brun, un scalpel (ou cutter), c’est tout ce dont Max Zorn a besoin pour exercer son art.
L’idée lui est venue d’un ami qui était alors dessinateur, et qui utilisait déjà le scotch pour donner forme à ses idées sur de grands panneaux.
Ce nouvel art de rue s’est beaucoup développé ces dernières années, mais le scotch utilisé est principalement du scotch de couleur.
L’idée d’utiliser la lumière comme outil artistique est venue à Max Zorn pendant une nuit à Amsterdam. Les vieux lampadaires qui diffusent une lumière dorée semblaient parfaitement approprié pour exposer les premières oeuvres de ce « tape art » modifié.

On se connaît?

24 Jan

Je crois que ça fera toujours partie des moments délicats. Celui où il va falloir saluer une assemblée inconnue et se présenter…
Pas toujours facile de savoir comment s’y prendre, surtout dans un pays qui n’est pas le nôtre, chacun ayant ses propres pratiques selon sa culture.
En général, on reste planté là, à se demander « Je fais quoi, je sers la main, je fais la bise, je fais un hug, je sers la main, je fais la bise……? » Bref, souvent on attend que ça se passe et on laisse faire l’autre.
Si la plupart du temps, tout se passe bien, il y a toujours des moments où se cacherais bien dans le trou, là.
Ca m’est arrivé.
Contexte: Fête d’anniversaire/Fête de (belle)famille. Je connais presque tous les gens qui sont là, sauf deux ou trois personnes et une petite fille. A l’aise, je m’avance d’un pas assuré et fais les 3 bises d’usage aux connaissances. Les gens que je ne connais pas, je leur sers la main. Oui, ça se fait presque automatiquement aux Pays-Bas, même entre jeunes. Un peu de pudeur je vous en prie! Nous ne nous connaissons pas! Bon, il suffit d’une rencontre. Après, les choses se corsent…Hugs ou bise? Hésitation d’un côté, de l’autre. Non ça ne donne pas l’air empoté…juste l’air empoté.
Parenthèse close, revenons à nos moutons. Je sers donc la main aux inconnus, même à la petite fille. Soit.
A la fin de l’après-midi, au moment de se dire au revoir, ça y est, rapprochement accepté, je fais la bise à tout le monde…et m’apprête à le faire à la petite fille. Qu’avais-je fait! Quelle audace, quelle prise d’initiative grotesque! Elle se recule et esquisse un regard, presque…comment dire….apeuré en me tendant la main! Oui, je me suis pris un joli vent par une fillette de 9 ans. Enchantée!

Touche pas à mon vélo!

13 Jan

Ceci n’est pas un vélo……c’est MON vélo!
Pour qui vient vivre aux Pays-bas, c’est l’étape numéro un, presque avant de trouver un logement. Le vélo est indispensable. c’est le moyen le plus rapide, le plus économique et le plus agréable de se déplacer. On peut les acheter un peu partout, à une dizaine d’euros, vendu comme ça dans la rue par des personnes qui l’ont souvent déjà volé…
L’essentiel pour un vélo hollandais, c’est qu’il fonctionne bien. Pour le reste, on évite un vélo trop beau, car cher et si on se le fait voler…ça fait pleurer! Près de 10 000 vélos seraient d’ailleurs repêchés chaque année dans les canaux!
Par chance, je ne me suis pas encore fait voler le mien, mais ici, ça peut à tout moment arriver!Cela arrive à près de 40 000 vélos à Amsterdam chaque année. Sur les 60 000 que compte la ville, ça fait une belle statistique…

Oui, comme pour certains le téléphone portable, le vélo c’est pour les néerlandais un véritable objet de compagnie. On le prend tous les jours, on fait tout avec, par tout temps, quelle que soit la distance.
Il est souvent rouillé, abîmé, voire à moitié cassé,il fait des bruits étranges, menace tous les jours de lâcher…mais c’est MON vélo!
Oui, j’entretiens une relation affective avec mon vélo! Et je ne suis pas la seule.

Au Pays-Bas, il y a 16 millions de vélos, soit autant que le nombre d’habitants. 1 amstellodamois sur 3 se rend au travail avec.

Il faut quand même savoir que le réseau routier est entièrement pensé pour les vélos. Partout, il y a des pistes cyclables. Il est donc facile d’utiliser ce mode de transport. Néanmoins, et je le dis aussi pour les éventuels touristes qui visiteraient la capitale, faire du vélo à Amsterdam, c’est tout un art!
D’abord, sachez que les cyclistes font ce qu’ils veulent. Passer au feu rouge, doubler à droite, à gauche, prendre la piste en sens inverse, pour eux, c’est la toute puissance, alors ne pensez pas pouvoir flâner tranquillement la tête en l’air, que ce soit à pied ou en vélo, sous peine de vous faire renverser.
Apprenez aussi à jouer de la sonnette lorsque vous êtes en vélo, et à savoir l’entendre lorsque vous êtes piétons. Ca aide.

Car le nombre de vélos est en augmentation, et il commence d’ailleurs à se poser un problème sérieux à Amsterdam, qui ne manquera pas d’amuser mes fellow citizen français, celui des places. Oui, à Amsterdam, on ne sait plus où garer son vélo! Ceux qui sont déjà venu visiter la ville des canaux ont sûrement remarqué qu’on trouve des vélos garés partout! Les uns sur les autres, les uns sous les autres,ou dans les autres, le moindre espace est utilisé pour garer sa monture. Au risque de se voir faire attacher son vélo à celui de quelqu’un d’autre…ça m’est arrivé.

My laptop is Fool

3 Jan

Pour ce premier article de l’année 2012, j’ai décidé de vous parler d’un cadeau très symbolique que j’ai reçu à Noël…une housse d’ordinateur de la marque Kothai.
Nous somme d’accord, en soi, une housse d’ordinateur n’a rien de symbolique. Mais sur celle-ci, se trouve une photo d’un bâtiment dont la façade peinte représente une personnage haut en couleur, figure indienne un peu psychédélique surmontée d’un ciel empli d’astres.
Outre le fait d’être une très belle photo, il s’agit en fait de la façade de la boutique Apple des Beatles située sur Baker Street à Londres, et dessinée par le collectif néerlandais « The Fool ». La boutique dont le nom, bien antérieur à Steve Jobs, fait référence au tableau de René Magritte, est une boutique de mode. D’ailleurs, depuis 1976, date de la création d' »Apple » par Steve Jobs, plusieurs batailles juridiques ont eu lieu entre Apple Corp. et Apple Computers sur les questions de propriété et d’utilisation de la marque déposée.
Les designers néerlandais Simon Posthuma et Marijke Koeger, et l’artiste Josje Leeger ont rencontré Simon Hayes et Barry Finch à Londres avec lesquels ils ont formé le collectif « The Fool ». Patti Harrison les a ensuite présenté aux Beatles qui leur ont proposé 100,000 livres pour dessiner la façade de leur boutique.
The Fool est le collectif le plus populaire du mouvement hippy en Europe. Ils ont entre autres travaillé pour les Beatles, Eric Clapton, Jimmy Hendrix…